André van Hasselt


Au gouffre de Han - Poem by André van Hasselt

Nul regard, si perçant qu'il soit et si sublime,
Nul regard ne pourrait te sonder, noir abîme,
Où tonne l'ouragan !

Ni plonger dans ton sein que déchire et que lave
La vague d'un torrent qui bout comme la lave
Au creuset d'un volcan.

Jamais le jour n'y luit, jamais la blanche lune,
Quand elle glisse, au haut de la colline brune,
Par les rameaux tremblants.

Le hibou seul y fait rayonner sa prunelle,
En écoutant le bruit de la foudre éternelle
Qui mugit dans tes flancs.

Eh bien ! le cœur des rois est encore plus sombre.
Toutes les passions s'y combattent dans l'ombre,
Et le crime est vainqueur.

C'est un abîme aussi, plein de pièges funèbres.
Les noirs conseils toujours parlent dans les ténèbres
Qui remplissent leur cœur.

Listen to this poem:

Comments about Au gouffre de Han by André van Hasselt

There is no comment submitted by members..



Read this poem in other languages

This poem has not been translated into any other language yet.

I would like to translate this poem »

word flags

What do you think this poem is about?



Poem Submitted: Tuesday, August 7, 2012

Poem Edited: Tuesday, August 7, 2012


[Report Error]