Louis Honoré Fréchette

(16 November 1839 – 31 May 1908 / Lévis)

À Alfred Garneau - Poem by Louis Honoré Fréchette

Play Poem Video

Pourquoi chanter, ami, lorsque l'homme n'écoute
Que le son du métal, et qu'il va, délirant,
Comme un triste insensé, laisser indifférent
Ses lambeaux de croyance aux épines du doute ?

Bien longtemps j'ai voulu résister au torrent,
M'attacher aux rameaux dont s'ombrageait ma route ;
Mais des illusions le baume goutte à goutte
S'échappa de mon cœur pour suivre le courant.

À bien des chocs cruels ma lyre s'est brisée ;
A lutter sans espoir ma main s'est épuisée ;
J'ai fui le sol mouvant qui manquait sous mon pié :

Et si, barde vaincu, parfois je chante encore,
C'est qu'il reste en mon âme une corde sonore
Qui vibrera toujours au nom de l'amitié !
(1865)


Comments about À Alfred Garneau by Louis Honoré Fréchette

There is no comment submitted by members..



Read this poem in other languages

This poem has not been translated into any other language yet.

I would like to translate this poem »

word flags

What do you think this poem is about?



Poem Submitted: Monday, April 30, 2012

Poem Edited: Monday, April 30, 2012


[Hata Bildir]