Claude de Malleville


Imitation du Cavalier Marin - Poem by Claude de Malleville

Que Parténice est belle, encor qu'elle soit noire !
C'est le plus digne objet où s'adressent nos voeux ;
A l'ébène éclatant qui luit en ses cheveux,
L'or, et l'ambre ont cédé l'honneur de la victoire.

Quelle si blanche main, ou d'albâtre ou d'ivoire ,
De ses liens si noirs peut défaire les noeuds ?
Quelle clarté de teint brille de tant de feux
Que les ombres du sien n'en offusquent la gloire ?

Qui jamais vit en terre une divinité
Paraître sous un voile avec tant de beauté ?
Qui vit jamais sortir tant d'éclairs d'un nuage ?

Soleil retirez-vous, un autre est en ces lieux,
Un autre qui pourvu d'un plus riche partage,
Porte la nuit au front, et le jour dans les yeux.


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Poem Submitted: Thursday, November 15, 2012



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