Henri Beauclair


Scherzo - Poem by Henri Beauclair

Si l’âcre désir s’en alla,
C’est que la porte était ouverte.
Ah ! verte, verte, combien verte,
Était mon âme, ce jour-là !

C’était, — on eût dit, — une absinthe,
Prise, — il semblait, — en un café,
Par un Mage très échauffé,
En l’Honneur de la Vierge sainte.

C’était un vert glougloutement
Dans un fossé de Normandie,
C’était les yeux verts d’Abadie
Qu’on a traité si durement.

C’était la voix verte d’un orgue,
Agonisant sur le pavé ;
Un petit enfant conservé
Dans de l’eau très verte, à la Morgue.

Ah ! comme vite s’en alla,
Par la porte, à peine entr’ouverte,
Mon âme effroyablement verte,
Dans l’azur vert de ce jour-là !


Comments about Scherzo by Henri Beauclair

There is no comment submitted by members..



Read this poem in other languages

This poem has not been translated into any other language yet.

I would like to translate this poem »

word flags

What do you think this poem is about?



Poem Submitted: Monday, October 15, 2012

Poem Edited: Monday, October 15, 2012


[Report Error]