Marcel Aouizerate


Radio France - Poem by Marcel Aouizerate

Passé la journée à crier au charron, à se défaire
Avec application de scories stercoraires,
Entendu à la radio qu’une opposition aveugle
Est aussi inutile au pays qu'un pouvoir sourd.

Quand j’étais enfant, la rue était truffée de marelles,
On sautait à l’élastique entre les saules,
On jouait au tennis sans fin, on dévalait les rues en patin:
J’ai passé la journée entière à reprendre la main.

'Je souhaiterais qu’il y eût d’autres planètes
Pour y pouvoir étendre mes conquêtes',
Mais plus le soir avance, plus les choses font face,
Les lumières furent oubliées dans nos open space,
Et rien n’indique notre présence qui se passe.

Passé la journée à fuir l’élite
Etroite et ambitieuse, à être autre chose
Qu’un loup dans la synagogue:
La personne inconnue au matin,
Au soir m’éclaira crûment. Si c’était la porte-parole
Des disparues, le coup fut joué fort finement:

« A partir de quarante ans,
L’homme ne fait plus que travailler.
Travailler, c’est marcher vers soi même ».


Comments about Radio France by Marcel Aouizerate

  • Rookie - 184 Points Brian Jani (7/5/2014 4:06:00 PM)

    i hope to come back one day and find the translated vision of this poem. (Report) Reply

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Poem Submitted: Wednesday, January 22, 2014

Poem Edited: Wednesday, January 22, 2014


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