|
|
 |
|
|
User Rating: |
|
10.0
/10
(1
votes)
|
|
|
|
|
|
Comment supporter le cruel silence Qui brûle et consume le reste d'espoir Qui dévore la dernière miette de patience Et laisse le coeur prêt à choir
Comment défier le temps qui vole hâté Qui grille les secondes l'une après l'autre Rapprochant l'instant de la vérité Ce souhait sera-t-il raté ou sera-t-il nôtre?
Comment préparer le moment qui s'approche Et négliger une douleur encore plus intense Faut-il que j'oublie tout et que je m'accroche A des débris moisis de chance?
Comment oublier l'euphorie du passé S'habituer à vivre sans ce rêve Et bannir cette idée, à jamais l'effacer La chasser à coups d'épée et de glaive
Tu vois, j'ai déjà perdu confiance Et j'assume la défaite avant le combat Mais tu m'as fait danser avec le diable mille danses Alors tu comprends pourquoi je suis tombée si bas.
Parle-moi, ne mériterai-je pas un mot Pour l'amour de Dieu, aies pitié Une phrase attiserai tous mes maux Pourquoi t'obstines-tu à me châtier?
Ou alors dis-moi comment accélérer la pédale Comment te retirer cette réponse Dois-je attendre et étouffer mes râles Ou bien faut-il que j'oublie ma fierté et fonce?
À l'aube de ma vie, tu m'as infiltré la passion Tu m'as donné un espoir et un but Pourquoi dois-je combattre pour en garder possession? Et pire, c'est contre toi-même que je lutte!
Oublie qui je suis et d'où je viens Rappelle-toi juste ce moment de confidence Ce projet qui était tien, fais-le mien Et je ne te laisserai jamais tomber, aie confiance.
Il faudra que tu croies en moi, en toi, en nous Mais cette conviction semble jour après jour t'échapper Accroches-y-toi fermement, je t'en supplie à genoux Et si elle te glisse des doigts, cours la rattraper.
C'est tout ce qui me reste à dire, je ne peux plus rien faire, Etouffée par ma prudence, ma sagesse et par la distance Je prie que tu ne choisisses pas de te taire Car je suis à bout de ruses, de nerfs, de patience.
Je suis à bout.
Défaillance et déraison, je ne sais plus rien Entre la seconde qui commence et celle qui s'achève Il y a mille moments d'une démence qui s'entretient À force de radotages et de rabâchages, sans trêve.
S’il te plaît, fais-moi connaître mon sort As-tu peur de me donner le baiser de la mort? Allez, courage, je t'en supplie, baise Mieux vaut mourir que de garder d'inutiles braises!
15/09/06
Rita El Khoury
|
|
|
|
 |
 |
 |
 |
|
Comments about this poem (Au seuil de la démence
by
Rita El Khoury
) |
|
Click here to write your
comments about this poem (Au seuil de la démence by
Rita El Khoury
)
|
Ronberge ®...
(9/26/2006 5:25:00 PM) |
Belles rimes croisees (sauf derniere strophe-rimes plates) !
En effet comme disait l'autre poeme tres reussi sur un ton conversationel avec de belles images ici et la.
mes favorites sont:
'Faut-il que j'oublie tout et que je m'accroche
A des débris moisis de chance? '
'Mieux vaut mourir que de garder d'inutiles braises! '
Tres reussi.
R.
|
|
|
Peter A. Crowther
(9/20/2006 4:31:00 PM) |
This poem is a real 'tour de force', beautifully written and constructed as a conversation including a series of questions and addresses first to oneself and then to one who has raised your hopes and then caused such grief by leaving them as it were stranded. The metre and rhymes are excellent throughout, while the simplicity and mood of exhausted resignation of the final stanza is superb. I like, too, how the change in the rhyme scheme of this last stanza from ABAB elsewhere in the poem to AABB helps to emphasize its change of mood. Congratulations on a very fine poem. Pity if the person addressed cannot read it; such an eloquent appeal could not fail to persuade.
|
|
Read all
2
comments >>
|
|
|
 |
 |
 |
|
|
 |
|