18 mai, dimanche Poem by Tõnu Õnnepalu

18 mai, dimanche

La pluie. La pluie enfin, qui arrose
ce printemps froid et sec.
Pour arroser une âme froide et sèche,
il faudrait des larmes. Mais il n'y en a pas.
La tristesse est comme du tartre
qui se dépose peu à peu dans l'âme.
Et un beau jour cette couche devient si épaisse
que l'on comprend : il n'est plus possible de s'en débarrasser.
Mieux vaut jeter le récipient.

COMMENTS OF THE POEM
READ THIS POEM IN OTHER LANGUAGES
Close
Error Success