Il pleut encor dans le gris de l'après-midi.
Pourquoi ce temps s'infiltre dans mon ennui?
Revoilà la saison des sensations perdues,
La triste chanson des inclinations déchues.
Il pleut encore dans la pénombre du soir.
Pourquoi ce temps réveille-t-il mon désespoir?
Voici l'automne et son ballot de pénitence,
La triste ritournelle de l'incohérence.
Il pleut encore dans le souffle de la nuit.
Pourquoi ce temps me poursuit-il à temps perdu?
Revoici la froideur de la mélancolie,
Ce chant imperturbable de la monotonie.
Il pleut encore à la naissance du matin.
Pourquoi ce temps tient-il à suivre mon chagrin?
Voilà les troubles de mon cœur et de mon âme,
Ces airs blessants soutenus par le mélodrame.
Il pleut encore demain sur ma folle humeur.
Pourquoi ce temps me plonge-t-il dans la noirceur?
Ici et là la risée et la pluie s'enchaîne
À perpétuer ma solitude et ma peine.
Il pleut encore sur ma sensibilité.
Pourquoi ce temps inonde les sols éplorés?
Car, c'est son liquide qui coule dans mes veines
Comme des ruisseaux à travers les tristes plaines.
Il pleut souvent avec la fierté d'un non-sens.
Pourquoi ce temps met-il l'aiguille à contre-sens,
Laissant déborder les étangs de l'ironie
Et les marécages de la mesquinerie?
Il pleut dehors comme il pleut sur les sentiments.
Pourquoi ce temps couvre-t-il mes raisonnements?
Les gouttes altèrent la nature réflexive,
Vilipendent la lucidité cognitive.
C'est après la pluie que vient le beau temps, dit-on,
Vive la bonne vertu de ce vieux dicton,
Voilà l'arc-en-ciel qui révèle les nuances
De la tiédeur de l'Amour et de l'Existence.
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