J’ai ma vie devant moi stockée tel une meule de foin
Et moi là bas toute seule s’asseyant dans un petit coin
Sans doute ai-je assimilé d’être arrivée à ce point
Je peux pas céder la main, vraiment du monde je suis loin
Quand ça va mal on s’en moque on dit le beau temps arrive
Arrêtes de chercher la perfection, arrêtes d’être naïve
Quand ça va mal, c’est mal, il y a toute une vie qui t’attriste
On imite pas Leibniz, on essaie pas d’être optimiste
Cependant j’avais le cœur plein de Dieu, plein de bonne foie
Et donc j’ai pas laissé la mélancolie s’accroche en moi
Avant pas une pleure et maintenant dans mes larmes je me noie
Je devais le faire quand il m’a quitté l’homme qui était mon roi
je veux jurer en disant que je peux encore te voir là
prêt à reconstruire toutes les choses qui ne vont pas
tu étais qu’un seul et non jamais d’autres peuvent être toi
et moi je sombre dans la détresse celle de perdre mon papa
je me lève, je m’endorme mais la perte reste infernale
on essuie pas le sang, non on essuie pas le mal
on dit pas on aurait du, on ne crée pas l’idéal
puis tout ce qu’on affronte dans la vie n’est qu’une partie initiale
mais non j’aurais du te baiser la tête quand tu étais là
te demander le pardon, te voir juste une dernière fois
exactement comme ce que t’as fait durant ces trois derniers mois
tu t’es essuyé de tout, tu es parti sans aucun effroi
et c’est pour cela que je ris le jour les pleurs dans les yeux
c’est pour cela que je dis toujours le destin n’est pas affreux
eh ban si je sème dans mes larmes je moissonnerai dans la joie
car tu seras les pétales du cœur et l’antigel de ma foie
tu resteras le prof, l’ami mais surtout le papa
que jamais dans les jours qui succèdent une personne l’aura
je me rappelais de mes larmes les plus sacrés qui recherchent mon œil
quand mon accablement fleurissait en portant ton deuil
qui disait que tu partira en laissant quatre filles derrière
qui croyait on restera seules toi qui nous entourait de barrières
qui continuera ta mission et accomplira tes prières
qui criera j’ai quatre fleurs si je les arroserai je serai fier
j’espère que tu nous contemples prier pour toi toutes nuit et jours
j’espère espérer pouvoir arrêter ton compte à rebours
j’espère que notre destin ne restera muet et sourd
mais je sais sans toi cher papa ça serai un ardu parcours
stupide est donc celui qui dit avoir peur de la mort
non parce qu’il souffrira mais parce qu’elle est des maux les plus fort
et toi papa tu étais fort tu levais ton doigt pour Dieu
désormais je prierai jour et nuit pour que tu seras dans ses cieux
mon père avant qu’il parte il nous a bien laissé un diamant
et donc nous sommes pas celles de papa nous sommes les fleurs de maman
et son amour est aisément rappelé, il sera toujours vivant
tu seras toujours parmi nous et on sera toujours tes enfants
toute vie est unie la préserver rend la paix
tu savais papa c’est pour cela que tu as eu ton respect
t’avais la tête tellement haute personne ne pouvait l’attraper
attends moi là bas je te suivrai aucun ne peut l’échapper
je suis fière du moment ou j’ai ouvert mes yeux
tellement fière du père qui est parti chez notre dieux
aussi fière et au cimetière et quand je te vois dans ce lieu
mes prières entière seront mon sacré adieu
serai-je aveugle de tristesse? serai-je aveugle de haine?
serai-je incapable de me lever pour essuyer la peine?
est-ce que je saignerai pendant toute ma vie et vider mes veines?
et rendre mon existence fausse et falsifier toutes mes scènes?
tu le refuserais tu as passé ton temps à me bâtir
je dois donc recevoir la réalité et non pas s’enfuir
ni pleurer, ni s’affaiblir, ni crier, ni se dépérir
plutôt hurler et redire, tu seras le père et le sir
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