Albert Rodenbach


Eene Fransche zonde - Poem by Albert Rodenbach

Peut-être, mon Cousin, avez-vous souvenance
comme, nous promenant nous deux en discutant,
nous rompîmes un jour mainte courtoise lance,
vous, jeune fransquillon, moi, jeune flamingant.

Aujourd'hui dans l'ardeur de ma pleine jouvence,
je maudis et l'Idée et la Muse de France,
sentant, moi, pour doubler ma haine de Flamand,
sourdre encore en mon coeur notre sang allemand.

Cependant, quand j'ai lu vos vers, le peut-on croire?
mon gaulois de jadis tintant en ma mémoire,
voilà que je me prends à vous faire un sonnet,

et, tout en souffrant mal qu'un Rodenbach préfère
au chant du Scalde blond la chanson du Trouvère,
à vous dire: Cousin, c'est beau comme Musset.


Comments about Eene Fransche zonde by Albert Rodenbach

There is no comment submitted by members..



Read this poem in other languages

This poem has not been translated into any other language yet.

I would like to translate this poem »

word flags

What do you think this poem is about?



Poem Submitted: Wednesday, August 8, 2012

Poem Edited: Wednesday, August 8, 2012


[Report Error]