Je marche devant, à l'aube
Dans mes bras les blancs épis
Des cheveux maternels
Après moi, c'est toi, bien-aimée
Qui tiens au sein l'ardent épi
De ta larme
En arrière vient la Mort
Elle porte les épis rouges
De mon sang
Elle, qui ne restitue jamais
Rien
Et tous, nous suivons
En avant
Illuminés
Par une joie
Incompréhensible
(Traduit par Paul Abucean)
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