Un soleil couché, laissant place à une lune argentée.
Je vais chercher mes paupières dans une chambre glacée.
Un sommet aussi lourd qu'une allée.
Une tristesse aussi sourde qu'un adieu.
Des rêves aussi noir qu'un cadavre.
Des sons transpercent les murs aussi fragiles et frêles—
Qui composent mon être tout en subtilité.
Telle une fleur qui ne s'ouvre que la nuit—
Quand la lueur de l'astre nacré fait son entrée.
Je couche mes sentiments les plus sincères et distingués,
Sur une feuille gorgée de larmes d'honnêteté.
Des dires pour ceux qui ne les liront jamais.
Des excuses pour ceux dont les mots sont condamnés.
Des remerciements à ceux qui n'ont jamais douté—
De l'amitié d'une femme qui a pourtant tout renié.
Une lettre scellée d'un tampon immaculé,
Gravée de clarté et d'immaturité
Des pensées qui s'imprégnent dans ces hôtes les plus confiants—
Ceux qui pensent que la mort ne cible que les moins méfiants.
Mais ils ont bien tort,
Car la faucheuse a frappé à ma porte...
Mais n'a jamais voulu me laisser prendre la barque.
Voir l'horizon et le large est un souhait bien trop beau pour se réaliser.
Je me sens désormais obligée de survivre avec bien trop peu à mes côtés...
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