Depuis qu'ils se sont absentés,
Il n'existe de lieu de rencontre
Que le rêve.
Chaque jour ils nous attendent
Dans leurs vêtements propres
La barbe rasée
Comme pour un rendez-vous galant.
Ils tancent nos yeux
S'ils tardent à fermer leurs paupières,
Et s'attristent d'y flairer
Le commencement du jour.
Ils veulent que nous restions là
Tellement ils s'ennuient,
Alors que nous prétextons des choses importantes à faire
Pour les quitter vers une vie
Où l'on ne fait
Que les attendre.
Est-ce nous qui nous réveillons pour les rejoindre ?
Ou eux qui s'endorment pour nous retrouver ?
Nous sommes tous absents
Soit ici
Soit là-bas
Il ne nous manque que la mort pour nous réunir.
This poem has not been translated into any other language yet.
I would like to translate this poem