Un Étendu Poem by Philippe Gravel

Un Étendu

Devant moi
Une chair aquatique fustige
Les masques de l'Appel

Les oiseaux tournent en rond
Et les immeubles veulent aussi bercer un boulet

Tarir sans frein
Les luxuriants cimetières
Des colonnes sans pont

Des bulles d'azote expiraient
Un dernier clignement d'œil

Je fuguait vers les épaules mortes
Vers les mains
Aux artères en sourdines

À 7 heures
Liquéfiant mon regard vers la surface
Je fus empreint d'une idée saine

Celle de mordre ces jeunes tisons qui s'étouffaient
Et bientôt éteints

Mordre un granit solitaire
Mordre un chardon rosacé
Sentir les paumes de la Terre

La dernière pensée occulte
Retourne son sort comme un laiteux cartilage;
Nids de vipères. Jougs napoléoniens. Je ranimerai ma besace et partirai.

Tuesday, August 14, 2018
Topic(s) of this poem: paganism
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