Oh, Césaire!
Grand frère
Oh, Etzer Vilaire!
Grand père
Pas de doux ombrages
Pas de jolis nuages
Tout est détruit
Les vieux ne sont plus
Et les maisons disparues
Le soleil luit
Après l'ouragan
Après le désastre
Après le combat des astres
Les vagues, la pluie et le vent
Après le déluge
Tout le monde est sans refuge
Sans abri, sans l'ombre des arbres
Et le sol nu comme le crâne des marbres
Tout est étrange, les dégâts sont vastes
Tout s'entremêle, tout est néfaste
La ville est un désert où les nomades
S'égarent, se promènent sur la rade
Comme des squelettes en vacance
Pas de loups-garous, pas de danse
Pas de végétation, tout est perdu
Pas d'écoles, les élèves sont émus
C'est le fond du précipice
Pas de bétails dans les champs
Pas de peuples ailés, pas de chants
Pas de fleurs, pas d'édifices
Pas de rire, tout est sombre
Pas de sourire sur les décombres
On parle de l'apocalypse, du dernier jour
De la fin, où il n'existe pas de secours
C'est vraiment, réellement l'enfer
Dans une ville de désert
Après la furie des nuages et des vagues
Après le combat entre la pluie et le vent
Après l'union entre la mer et les rivières
Point d'enfants qui se narguent
Point d'oiseaux sur les ponts
Pas de morts au cimetière
Tout est détruit
Le soleil qui luit
Est le seul espoir
Où les pouvoirs
Sont absents
Démantelés
Désorganisés
Perdus dans l'ouragan
Egarés dans le vent
Ou noyés au fond
Des lacs et de l'océan.
Copyright© 16 Octobre,2016 Logerie Hébert, Tous Droits Réservés
Hebert Logerie est l'auteur de plusieurs recueils de poèmes.
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