Nous avons rencontre les Anglais dans la morte-saison d'hiver.
Le ciel etait lavende
et la neige bleue-lavande.
J'entendais, au loin en bas,
le son de deux rivieres qui venaient ensemblent
(gelees tous les deux)
et, pas moins etrange,
moi-meme en criant en francais
a travers cette eclaircie
du foret. Ni le General Amherst
ni le Colonel Henri Bouquet
pouvait endurer notre tabac de saule.
Quant a l'odeur
peu habituelle quand le Colonel agitait
son mouchoir: 'c'est la lavande'
une fleur mauve comme le ciel'.
Ils nous ont donne six hamecons
et deux couvertures brodees de petite verole.
-' Meeting the British'. Paul Muldoon.'Paul Muldoon. Selected Poems 1968-2014', p.69.
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