Je t'aime.
Je t'aime à l'heure où les oiseaux ne chantent plus,
À l'heure où le firmament se fond dans la nuit,
Où l'horizon étend ses couleurs vermeilles,
Où la Terre n'est plus qu'une sombre merveille.
Je t'aime à l'heure où la brise courbe les fleurs,
Laissant leurs corolles mourir en profondeur
Entre la luzerne et les plantes herbacées
Des jardins sombres des avant-nuits attristées.
Je te cherche dans mes rêves démesurés
Pour te ramener, belle, à l'authenticité.
Je te revois dans les allées de mes pensées,
Cueillir à pleines mains les passions parfumées.
Je t'aime dans les hauts remparts capitonnés
Pour ne pas te blesser, pour ne pas t'offenser.
Je veux te dire que ton humeur naturelle
A changé ma raison en pensée démentielle.
Je t'aime pour l'amour de ce beau verbe aimer
Que je conjugue au temps présent infinité
Dans l'intégralité de sa valeur platonique,
Et de ses intimes convictions romantiques.
Je laisse errer ma plume entre chien et loup
Pour garder les rebonds d'expression de mon pouls,
Pour raviver l'apport de mon sang dans mes veines,
Pour ne pas éveiller mes sentiments en peine.
Je t'offre cette ode en l'espoir de te revoir
Avant qu'on me donne un titre de vieillard,
Mais aujourd'hui, je te vois au bout de ma vie,
Méditer sur la passerelle des envies.
Marcel Moreau
Photo
DidierMoray
This poem has not been translated into any other language yet.
I would like to translate this poem