Ta promenade se ferait en voiture,
tu donnerais un baiser aux arbres
à ce qu'il en resterait dans le rétroviseur.
Voyant une vache, tu diras : Tiens, une vache !
Et les tâches sur sa peau devenaient
cette essence gaspillée pour rien.
Tu prendras froid au soleil du matin,
pour te réchauffer dès le panneau de signalisation
à la première enseigne.
.
Au milieu du champ fleuri
tu penseras tantôt à la littérature
tantôt aux kilomètres qui te séparent
de la première pharmacie :
mal de crâne à en hurler
ensemble avec la claire vision
des quatre points cardinaux.
Voyant un hérisson, tu diras : Tiens, un hérisson !
Et ses piquants deviendront
autant de menus lance-roquettes.
Le clair de lune blanchira tes cheveux,
tu brûlera d'un trop plein de mélancolie
d'un si long crépuscule.
Au creux d'un bras de rivière
dans le fouillis de broussailles
tu te languira de cabines téléphoniques,
d'une voix humaine transie de froid.
Tant d'air frais te mettra mal à l'aise
Comme ta peur, avec ce trop de bleu autour.
Ton enfer privé s'ébrouera
à chaque nouvelle collision
des prunelles et de la lumière.
Et voyant ton ombre
sur la clairière déserte, tu diras : Tiens, une ombre !
Cette ombre deviendra lichen
et ne trouvera rien ici ou là-bas
une fois posée qu'elle puisse recouvrir.
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